Points clés à retenir
  • La sèche vise une perte de masse grasse tout en préservant au maximum la masse musculaire, ce qui la distingue d'une simple perte de poids où le muscle est souvent sacrifié.
  • Les agonistes du GLP-1 (sémaglutide, tirzépatide) réduisent l'appétit et facilitent le déficit calorique, mais une part de la perte de poids peut être musculaire s'ils sont mal encadrés.
  • Les sécrétagogues de l'hormone de croissance (CJC-1295, Ipamorelin, Tesamorelin) sont surtout étudiés pour la graisse viscérale et une éventuelle préservation de la masse maigre.
  • L'AOD-9604, fragment de la GH, reste peu convaincant dans les essais humains malgré une littérature préclinique prometteuse.
  • Aucun peptide ne remplace un apport protéique suffisant, un déficit calorique modéré et un entraînement en résistance : ce sont eux qui protègent le muscle.
  • La plupart de ces peptides sont classés « à usage de recherche uniquement » ou interdits en compétition (AMA) ; un avis médical est indispensable.

Sèche ou perte de poids : quelle est la vraie différence ?

Dans le langage courant, « perdre du poids » et « faire une sèche » sont souvent confondus. Pourtant, les deux objectifs sont physiologiquement très différents. Une perte de poids classique cherche simplement à faire baisser le chiffre sur la balance : elle mélange perte de graisse, perte d'eau et, très souvent, perte de masse musculaire. Une sèche (ou cutting dans le vocabulaire du culturisme) poursuit un but plus précis : réduire le pourcentage de masse grasse tout en conservant le maximum de tissu musculaire, afin de faire apparaître la définition et le relief musculaire.

Cette distinction change complètement la stratégie. En perte de poids, un déficit calorique agressif et de longue durée est acceptable si l'objectif est purement pondéral. En sèche, un déficit trop important déclenche une réponse catabolique : l'organisme puise dans les protéines musculaires pour produire du glucose, réduit la dépense énergétique et augmente les hormones de stress. Le résultat peut être une silhouette plus légère mais « molle », avec un métabolisme ralenti et une reprise de gras facilitée (effet yo-yo).

La composition corporelle devient donc l'indicateur central. Deux personnes de même poids peuvent avoir un aspect radicalement différent selon leur ratio muscle/graisse. C'est pourquoi les pratiquants de sèche suivent leur pourcentage de masse grasse, leur force et leurs mensurations plutôt que la seule balance. Pour comprendre la logique moléculaire sous-jacente, il est utile de revoir ce qu'est un peptide et comment ces molécules signalent au corps de mobiliser ou d'épargner certains tissus.

C'est dans ce contexte que certains peptides suscitent l'intérêt : plutôt que de simplement couper l'appétit, l'objectif recherché est d'agir sur la lipolyse (dégradation des graisses), sur la sécrétion d'hormone de croissance ou sur la graisse viscérale, tout en limitant l'impact sur le muscle. Il faut toutefois rappeler d'emblée que la majorité de ces usages sortent du cadre des indications approuvées et relèvent d'une pratique non validée cliniquement.

Cet article est fourni à des fins éducatives uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant d'envisager tout peptide.

Pourquoi utilise-t-on des peptides pendant une sèche ?

Les peptides sont de courtes chaînes d'acides aminés qui agissent comme des molécules de signalisation dans l'organisme. Contrairement aux stéroïdes anabolisants, qui modifient directement la synthèse protéique par voie hormonale stéroïdienne, la plupart des peptides d'intérêt en sèche agissent de manière plus ciblée : ils stimulent des récepteurs précis (GLP-1, récepteur du GHRH, récepteur de la ghréline) pour moduler l'appétit, la libération d'hormone de croissance ou le métabolisme des lipides.

Le premier levier recherché est la lipolyse, c'est-à-dire la mobilisation des acides gras stockés dans le tissu adipeux. Certains fragments ou sécrétagogues de l'hormone de croissance favoriseraient l'oxydation des graisses, particulièrement au niveau abdominal. Le deuxième levier est la gestion de l'appétit : maintenir un déficit calorique sur plusieurs semaines est le principal facteur d'échec d'une sèche, et les agonistes du GLP-1 réduisent significativement la faim.

Le troisième levier, souvent négligé, est la préservation de la masse maigre. En phase de restriction calorique, l'axe hormonal (testostérone, IGF-1, hormone de croissance) tend à se dégrader. L'idée, encore largement théorique chez l'humain, est que soutenir la sécrétion pulsatile d'hormone de croissance pourrait aider à épargner le muscle et à préférentiellement mobiliser la graisse. Les données humaines de qualité restent limitées, et il faut se méfier des extrapolations issues d'études animales.

Enfin, les peptides sont parfois intégrés dans une logique de combinaison (stacking), où plusieurs molécules aux mécanismes complémentaires sont associées. Cette pratique augmente cependant les incertitudes de sécurité, car les interactions entre peptides sont peu documentées. Aucun de ces mécanismes ne dispense d'un entraînement en résistance et d'un apport protéique adéquat : les peptides ne sont, au mieux, qu'un complément à une base solide.

Quels sont les meilleurs peptides pour la sèche ?

Aucun peptide n'est spécifiquement approuvé pour « faire une sèche ». Certaines molécules reviennent néanmoins dans la littérature scientifique et la pratique en raison de mécanismes pertinents pour la perte de gras et la préservation musculaire. Le tableau ci-dessous résume les candidats les plus discutés, avant de les détailler dans les sections suivantes.

PeptideMécanisme principalIntérêt en sècheNiveau de preuve humaine
Sémaglutide / Tirzépatide (agonistes GLP-1)Réduction de l'appétit, ralentissement de la vidange gastriqueFaciliter le déficit caloriqueÉlevé (obésité, diabète)
AOD-9604Fragment C-terminal de la GH ; lipolyse théoriquePerte de graisse cibléeFaible / décevant chez l'humain
CJC-1295 + IpamorelinSécrétagogues de l'hormone de croissanceSoutien de la GH, préservation de la masse maigreModéré (pharmacologie), faible (composition corporelle)
TesamorelinAnalogue du GHRHRéduction de la graisse viscéraleÉlevé (lipodystrophie liée au VIH)

Il est important de hiérarchiser ces molécules par niveau de preuve. Les agonistes du GLP-1 disposent d'un dossier clinique robuste, mais dans un cadre d'obésité, pas de sèche esthétique. La Tesamorelin a démontré une réduction ciblée de la graisse viscérale, mais chez des patients atteints de lipodystrophie liée au VIH. Le CJC-1295 associé à l'Ipamorelin est bien caractérisé sur le plan pharmacologique (il augmente la sécrétion d'hormone de croissance), mais les preuves d'un bénéfice réel sur la composition corporelle chez des sujets sains sont minces.

À l'inverse, l'AOD-9604 illustre le décalage entre la promesse préclinique et la réalité clinique : présenté comme un « brûleur de graisse » dérivé de l'hormone de croissance, il n'a pas confirmé d'effet significatif sur la perte de poids dans les essais humains. Cette prudence doit guider toute décision. Pour approfondir chaque molécule, consultez les monographies dédiées comme celle du GLP-1 ou du CJC-1295, et comparez-les à d'autres options dans notre panorama des meilleurs peptides.

Rappelons enfin que le marché des peptides thérapeutiques, estimé à 48,1 milliards de dollars en 2025 et projeté à 93,5 milliards d'ici 2032, est largement porté par les molécules de perte de poids : les peptides amaigrissants représentent à eux seuls environ 60 % du trafic de recherche sur les peptides. Cette popularité alimente aussi un marché parallèle de produits « à usage de recherche » dont la qualité et la pureté ne sont pas garanties.

Comment les agonistes du GLP-1 aident-ils à la sèche ?

Les agonistes du récepteur GLP-1 (glucagon-like peptide-1) sont devenus les molécules les plus recherchées de tout l'univers des peptides. Le sémaglutide (Ozempic, Wegovy) et le tirzépatide (Mounjaro, Zepbound, ce dernier étant un double agoniste GIP/GLP-1) miment une hormone intestinale naturelle qui régule la glycémie et la satiété. En pratique, ils réduisent nettement la sensation de faim, ralentissent la vidange gastrique et prolongent la sensation de satiété après les repas.

Sur le plan des résultats, les essais cliniques sont impressionnants : le sémaglutide entraîne une perte de poids moyenne de 15 à 17 % du poids corporel (essais STEP), et le tirzépatide de 20 à 22 % (essais SURMOUNT). Ces chiffres concernent toutefois des populations en surpoids ou obèses, sur plusieurs mois. Chez un pratiquant déjà relativement sec cherchant les derniers pourcentages de graisse, l'effet et le rapport bénéfice/risque sont très différents et beaucoup moins documentés.

Le principal point de vigilance pour une sèche est que la perte de poids induite par les GLP-1 n'est pas exclusivement graisseuse. Plusieurs analyses suggèrent qu'une part non négligeable de la perte (souvent estimée entre 25 et 40 % selon les études et les protocoles) provient de la masse maigre, muscle inclus. C'est exactement l'inverse de l'objectif d'une sèche. Ce phénomène s'explique par la réduction importante des apports, parfois trop rapide, sans stimulus suffisant pour protéger le muscle.

Pour limiter ce risque, les recommandations émergentes insistent sur un apport protéique élevé (souvent 1,6 à 2,2 g/kg de poids corporel), un entraînement en résistance maintenu et une titration progressive de la dose pour éviter un déficit trop brutal. Le sémaglutide est le plus étudié dans notre guide dédié aux GLP-1. Il faut rappeler que ces molécules sont des médicaments soumis à prescription : leur usage détourné à des fins esthétiques, hors indication et hors suivi médical, expose à des effets indésirables (nausées, troubles digestifs, pancréatite dans de rares cas) et n'est pas une pratique validée.

Le sémaglutide et le tirzépatide sont des médicaments approuvés pour le diabète de type 2 et l'obésité. Leur usage dans un contexte de sèche esthétique n'est pas approuvé et doit impérativement être encadré par un médecin.

CJC-1295, Ipamorelin et Tesamorelin : peuvent-ils préserver le muscle ?

La deuxième famille de peptides mobilisée en sèche vise l'axe de l'hormone de croissance (GH). L'idée est la suivante : la GH favorise l'oxydation des graisses et pourrait aider à préserver la masse maigre en période de restriction. Plutôt que d'injecter de la GH exogène, ces peptides stimulent la production naturelle et pulsatile de l'organisme, ce qui est théoriquement plus physiologique.

Le CJC-1295 est un analogue du GHRH (hormone libérant l'hormone de croissance) qui augmente l'amplitude des pics de GH. Il est fréquemment associé à l'Ipamorelin, un sécrétagogue mimant la ghréline qui déclenche des pics de GH de manière sélective, sans stimuler fortement le cortisol ou la prolactine. Cette combinaison est populaire car les deux molécules agissent sur des voies différentes et complémentaires ; leur pharmacologie est décrite dans notre monographie du CJC-1295. Il faut cependant distinguer clairement l'effet documenté (une élévation mesurable de la GH et de l'IGF-1) de l'effet espéré (une meilleure composition corporelle), ce dernier restant peu étayé chez le sujet sain et entraîné.

La Tesamorelin est le cas le plus solide de cette famille. Cet analogue stabilisé du GHRH est approuvé aux États-Unis pour réduire l'excès de graisse viscérale abdominale chez les patients atteints de lipodystrophie liée au VIH. Les essais ont montré une diminution significative et ciblée du tissu adipeux viscéral, celui qui entoure les organes et qui est métaboliquement le plus délétère. Cette spécificité en fait une molécule intéressante conceptuellement pour la perte de graisse abdominale, mais son usage hors de son indication approuvée reste non validé et coûteux.

L'AOD-9604, souvent cité dans ce contexte, mérite une mise au point. Il s'agit d'un fragment (acides aminés 176-191) de la partie C-terminale de l'hormone de croissance, initialement développé comme agent anti-obésité. Malgré des résultats précliniques encourageants sur la lipolyse chez l'animal, les essais cliniques chez l'humain n'ont pas démontré de perte de poids significative par rapport au placebo, ce qui a conduit à l'abandon de son développement comme médicament amaigrissant. Il illustre parfaitement pourquoi il ne faut pas confondre plausibilité mécanistique et efficacité prouvée.

En synthèse, ces peptides GH agissent surtout comme un soutien hormonal potentiel : ils ne se substituent ni au déficit calorique ni à l'entraînement. Leur intérêt réel pour la préservation musculaire en sèche chez des personnes en bonne santé demande encore des essais contrôlés de qualité.

Comment construire un protocole de sèche avec des peptides ?

Un protocole de sèche cohérent repose d'abord sur les fondamentaux, puis, éventuellement, sur des peptides en soutien. Avant même de penser aux molécules, il faut fixer un déficit calorique modéré (souvent 15 à 25 % en dessous de la maintenance), un apport protéique élevé (1,6 à 2,2 g/kg) et un entraînement en résistance maintenu à intensité élevée. Ce sont ces trois piliers qui déterminent 90 % du résultat en termes de préservation musculaire.

Concernant le timing, les sécrétagogues de GH comme le CJC-1295/Ipamorelin sont généralement utilisés à distance des repas riches en glucides et en lipides, car un pic d'insuline et d'acides gras libres peut atténuer la libération de GH. Une administration au coucher est fréquemment décrite dans la littérature pratique, pour accompagner le pic nocturne physiologique de GH. Les agonistes du GLP-1, eux, sont administrés à intervalle fixe (souvent hebdomadaire pour les formes longue durée), indépendamment des repas.

Le tableau suivant illustre une logique de structuration théorique, à visée uniquement pédagogique :

PhaseObjectifPeptides parfois évoquésPriorité nutritionnelle
Début de sècheInstaller le déficit sans perte de muscleAgoniste GLP-1 (titration lente)Protéines élevées, glucides autour de l'entraînement
Milieu de sècheMaintenir la lipolyse, soutenir la GHCJC-1295 + Ipamorelin, TesamorelinMaintien des protéines, ajustement calorique
Fin de sècheAffiner sans épuisementSécrétagogues GH (soutien)Refeeds contrôlés, sommeil, récupération

Pour calculer précisément les dilutions et suivre un cycle, des outils comme le Peptide Lab peuvent aider à éviter les erreurs de reconstitution, source fréquente de sous- ou de surdosage. La combinaison de plusieurs peptides doit être abordée avec prudence ; notre article sur le stacking de peptides détaille les principes et les limites de cette pratique.

Enfin, aucun protocole ne devrait être lancé sans bilan de santé préalable (glycémie, bilan hépatique et rénal, profil hormonal) ni sans suivi. La régularité du sommeil, la gestion du stress et une hydratation correcte influencent davantage la préservation musculaire que le choix précis d'un peptide.

Comment éviter le catabolisme musculaire pendant la sèche ?

Le catabolisme musculaire est l'ennemi numéro un de la sèche : c'est la dégradation des protéines musculaires pour fournir de l'énergie ou des acides aminés. Il est déclenché principalement par un déficit calorique trop agressif, un apport protéique insuffisant, un manque de stimulus mécanique (entraînement) et un excès de cortisol lié au stress ou au manque de sommeil. Aucun peptide ne peut compenser ces erreurs fondamentales.

La première protection est l'entraînement en résistance. Il envoie au corps le signal que la masse musculaire est « utile » et doit être conservée. Réduire drastiquement le volume ou l'intensité pendant la sèche est une erreur courante : c'est justement le maintien des charges qui préserve la force et le muscle. Le second rempart est l'apport protéique réparti sur la journée, chaque prise stimulant la synthèse protéique musculaire.

Le rôle des peptides dans ce contexte doit être compris comme secondaire et adjuvant. Les sécrétagogues de GH pourraient théoriquement favoriser un environnement plus lipolytique et moins catabolique, mais les preuves cliniques directes d'une réduction du catabolisme chez des sujets sains en sèche sont limitées. Les agonistes du GLP-1, paradoxalement, peuvent augmenter le risque catabolique en réduisant tellement l'appétit que l'apport protéique devient insuffisant : d'où l'importance de prioriser les protéines même quand la faim disparaît.

Certains pratiquants intègrent aussi des peptides de réparation tissulaire comme le BPC-157 non pas pour la perte de gras, mais pour soutenir la récupération articulaire et tendineuse pendant une phase d'entraînement intense en déficit. Il s'agit là encore d'un usage non approuvé, la molécule ne disposant d'aucun essai clinique de phase III publié chez l'humain.

En résumé, éviter le catabolisme repose sur une hiérarchie claire : entraînement en résistance et protéines d'abord, déficit modéré et sommeil ensuite, puis, seulement à la marge et sous supervision, d'éventuels peptides de soutien. Inverser cette hiérarchie mène presque toujours à la perte de muscle.

Quels sont les risques et le statut légal de ces peptides ?

La question de la sécurité et de la légalité est indissociable de tout usage de peptides en sèche. Sur le plan réglementaire, il faut distinguer deux catégories. Les agonistes du GLP-1 (sémaglutide, tirzépatide) et la Tesamorelin sont des médicaments approuvés, mais pour des indications précises (diabète, obésité, lipodystrophie liée au VIH). Les utiliser hors indication, sans prescription, relève de l'automédication à risque. Les autres, comme le CJC-1295, l'Ipamorelin et l'AOD-9604, sont dans la plupart des pays classés « à usage de recherche uniquement » (research use only) et ne sont pas approuvés pour l'usage humain.

Un enjeu majeur est la qualité des produits. La FDA a émis plusieurs lettres d'avertissement à des entreprises vendant des peptides non approuvés. Les produits « de recherche » achetés en ligne peuvent contenir des impuretés, un dosage incorrect ou des contaminants, avec des risques d'infection en cas d'injection dans de mauvaises conditions. Cette incertitude sur la pureté est une raison sérieuse de prudence, indépendamment de l'efficacité de la molécule.

Pour les sportifs en compétition, l'interdiction est claire : l'Agence Mondiale Antidopage (AMA) classe les hormones peptidiques et facteurs de croissance dans sa catégorie S2, interdite en et hors compétition. Les sécrétagogues de GH, les agonistes du GLP-1 utilisés à des fins de performance et de nombreux fragments peptidiques sont concernés. Un contrôle positif entraîne des sanctions lourdes.

Sur le plan des effets indésirables, chaque famille a son profil : nausées, vomissements et troubles digestifs pour les GLP-1 ; rétention d'eau, engourdissements et sensibilité à l'insuline modifiée pour les sécrétagogues de GH ; incertitudes à long terme pour les molécules peu étudiées. Le fait qu'un peptide soit « naturel » ou « ciblé » ne signifie jamais qu'il soit sans risque.

Cet article est fourni à des fins éducatives uniquement. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé. Le statut légal des peptides varie selon les juridictions, et la plupart des usages décrits ici ne sont pas approuvés pour l'humain. Consultez notre clause de non-responsabilité médicale et parlez-en à un médecin avant toute décision.

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Questions fréquentes

Quel est le meilleur peptide pour la sèche ?
Il n'existe pas de « meilleur » peptide universel. Les agonistes du GLP-1 (sémaglutide, tirzépatide) ont le dossier clinique le plus solide pour la perte de poids, mais dans un cadre d'obésité et sous prescription. La Tesamorelin est la mieux documentée pour la graisse viscérale. Le choix dépend de l'objectif, du profil de santé et doit être discuté avec un médecin, car la plupart de ces usages ne sont pas approuvés.
Les peptides font-ils perdre du muscle comme certains régimes ?
Les peptides eux-mêmes ne « font pas perdre » de muscle, mais les agonistes du GLP-1 peuvent y contribuer indirectement : en supprimant fortement l'appétit, ils entraînent parfois un apport protéique insuffisant et un déficit trop rapide, ce qui favorise le catabolisme. La préservation du muscle dépend surtout de l'apport en protéines et de l'entraînement en résistance, pas du peptide lui-même.
Le CJC-1295 et l'Ipamorelin aident-ils vraiment à sécher ?
Ces deux peptides augmentent effectivement la sécrétion d'hormone de croissance et d'IGF-1, ce qui est bien documenté sur le plan pharmacologique. En revanche, les preuves directes d'un bénéfice significatif sur la perte de graisse ou la préservation musculaire chez des sujets sains et entraînés restent limitées. Leur effet est au mieux un soutien, jamais un substitut au déficit calorique et à l'entraînement.
L'AOD-9604 est-il un brûleur de graisse efficace ?
Malgré des résultats précliniques prometteurs chez l'animal, l'AOD-9604 n'a pas démontré de perte de poids significative par rapport au placebo dans les essais cliniques humains, ce qui a mené à l'abandon de son développement comme médicament amaigrissant. C'est un bon exemple de molécule dont la théorie séduisante n'a pas été confirmée en pratique.
Quelle est la différence entre une sèche et une perte de poids ?
Une perte de poids vise simplement à faire baisser le chiffre sur la balance et peut inclure une perte importante de muscle et d'eau. Une sèche cherche spécifiquement à réduire la masse grasse tout en préservant le muscle, afin d'améliorer la définition et la composition corporelle. La sèche exige donc un déficit plus modéré, un apport protéique élevé et un entraînement en résistance maintenu.
Comment éviter de perdre du muscle pendant une sèche ?
Les quatre leviers principaux sont : maintenir un entraînement en résistance intense, consommer suffisamment de protéines (souvent 1,6 à 2,2 g/kg de poids corporel), garder un déficit calorique modéré plutôt qu'agressif, et privilégier le sommeil et la gestion du stress pour limiter le cortisol. Les peptides ne sont, au mieux, qu'un complément secondaire à ces fondamentaux.
Peut-on combiner plusieurs peptides pendant une sèche ?
La combinaison (stacking) est pratiquée, par exemple un agoniste GLP-1 pour l'appétit avec un couple CJC-1295/Ipamorelin pour la GH. Cependant, les interactions entre peptides sont peu étudiées et augmentent les incertitudes de sécurité. Cette pratique ne devrait jamais être improvisée et nécessite un encadrement médical. Consultez notre article sur le stacking pour comprendre les principes et les risques.
Ces peptides sont-ils légaux et autorisés en compétition ?
La légalité varie selon les pays. Les agonistes du GLP-1 et la Tesamorelin sont des médicaments approuvés pour des indications précises, tandis que le CJC-1295, l'Ipamorelin ou l'AOD-9604 sont souvent classés « à usage de recherche uniquement » et non approuvés pour l'humain. Pour les sportifs, l'Agence Mondiale Antidopage les interdit dans sa catégorie S2, en et hors compétition.
Quand faut-il injecter les sécrétagogues de GH pendant une sèche ?
Les peptides comme le CJC-1295/Ipamorelin sont généralement administrés à distance des repas riches en glucides et lipides, car l'insuline et les acides gras libres peuvent atténuer la libération d'hormone de croissance. Une prise au coucher est souvent décrite pour accompagner le pic nocturne physiologique de GH. Ces conseils restent issus de la pratique et non d'un consensus clinique établi.
Les peptides remplacent-ils un régime et un entraînement pour sécher ?
Non, absolument pas. Aucun peptide ne peut compenser un déficit calorique mal géré, un apport protéique insuffisant ou l'absence d'entraînement en résistance. Ces trois fondamentaux déterminent l'essentiel du résultat d'une sèche. Les peptides ne sont, dans le meilleur des cas, qu'un soutien marginal, et leur usage hors indication comporte des risques réels de santé et de qualité de produit.

Sources

  1. Wilding JPH, Batterham RL, Calanna S, et al. (2021). Once-Weekly Semaglutide in Adults with Overweight or Obesity (STEP 1). New England Journal of Medicine.
  2. Jastreboff AM, Aronne LJ, Ahmad NN, et al. (2022). Tirzepatide Once Weekly for the Treatment of Obesity (SURMOUNT-1). New England Journal of Medicine.
  3. Falutz J, Allas S, Blot K, et al. (2007). Metabolic effects of a growth hormone-releasing factor (Tesamorelin) in patients with HIV-associated abdominal fat accumulation. New England Journal of Medicine.
  4. Stanley TL, Falutz J, Marsolais C, et al. (2012). Reduction in visceral adiposity is associated with an improved metabolic profile in HIV-infected patients receiving tesamorelin. Clinical Infectious Diseases.
  5. Teichman SL, Neale A, Lawrence B, et al. (2006). Prolonged stimulation of growth hormone and insulin-like growth factor I secretion by CJC-1295, a long-acting analog of GHRH, in healthy adults. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
  6. Ng FM, Sun J, Sharma L, et al. (2000). Metabolic studies of a synthetic lipolytic domain (AOD9604) of human growth hormone. Hormone Research.

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