Points clés à retenir
  • La sèche vise une perte de graisse ciblée tout en préservant la masse musculaire, ce qui la distingue d'une simple perte de poids où muscle et graisse diminuent ensemble.
  • Les agonistes du GLP-1 comme le sémaglutide réduisent l'appétit et favorisent un déficit calorique, mais une part de la perte peut concerner la masse maigre si l'apport en protéines et la musculation sont insuffisants.
  • Le CJC-1295 associé à l'Ipamorelin vise à soutenir la sécrétion physiologique d'hormone de croissance, un axe étudié pour son rôle dans le maintien de la masse maigre.
  • Le Tésamoréline est spécifiquement étudié et approuvé pour réduire la graisse viscérale abdominale (lipodystrophie liée au VIH), et non comme produit d'esthétique.
  • L'AOD-9604 est un fragment de GH étudié en préclinique pour la lipolyse, mais les essais cliniques chez l'humain n'ont pas confirmé de perte de poids significative.
  • Aucun peptide ne remplace un déficit calorique modéré, un apport protéique élevé et un entraînement en résistance : ce sont des outils potentiels, pas des solutions autonomes.
  • La plupart de ces peptides sont classés « usage recherche uniquement », interdits en compétition (AMA) et nécessitent l'avis d'un professionnel de santé.

Sèche ou perte de poids : quelle est réellement la différence ?

En musculation, la sèche (ou cutting en anglais) désigne une phase où l'objectif n'est pas simplement de « peser moins », mais de réduire la masse grasse tout en préservant au maximum la masse musculaire acquise pendant une phase de prise de masse. C'est une distinction fondamentale : une personne peut perdre 10 kg de poids corporel de deux manières radicalement différentes, l'une en fondant du muscle et de la graisse indistinctement, l'autre en ciblant préférentiellement les réserves adipeuses.

Dans une perte de poids classique — par exemple lors d'un régime hypocalorique sévère sans entraînement adapté — le corps puise son énergie à la fois dans les tissus adipeux et dans le muscle. La littérature estime que 20 à 30 % du poids perdu lors d'un régime non structuré peut provenir de la masse maigre. Cette érosion musculaire abaisse le métabolisme de repos, favorise l'effet « yo-yo » et dégrade la composition corporelle même si la balance affiche un chiffre satisfaisant.

La sèche repose donc sur un trépied incontournable : un déficit calorique modéré (généralement 300 à 500 kcal en dessous de la maintenance), un apport protéique élevé (souvent 1,8 à 2,4 g/kg de poids corporel) et un entraînement en résistance qui envoie au corps le signal de conserver ses fibres musculaires. Sans ce cadre, aucune molécule ne produira une composition corporelle esthétique.

C'est dans ce contexte que certains peptides sont étudiés ou détournés : non pas comme des « brûleurs de graisse » magiques, mais comme des outils supposés faciliter le déficit (en réduisant l'appétit), orienter la mobilisation des graisses (lipolyse) ou soutenir l'environnement hormonal favorable au maintien du muscle. Pour comprendre ces molécules, il est utile de connaître d'abord ce qu'est un peptide et comment ces courtes chaînes d'acides aminés agissent dans l'organisme.

Avertissement : cet article est fourni à des fins éducatives uniquement. La majorité des peptides évoqués ne sont pas approuvés comme produits amaigrissants et leur usage doit faire l'objet d'un avis médical.

Les agonistes du GLP-1 (sémaglutide) sont-ils adaptés à la sèche ?

Les agonistes des récepteurs du GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1) sont probablement la classe de peptides la plus recherchée au monde : les molécules amaigrissantes représentent à elles seules environ 60 % du trafic de recherche lié aux peptides. Le sémaglutide (commercialisé sous les noms Ozempic pour le diabète et Wegovy pour l'obésité) et le tirzépatide (Mounjaro/Zepbound) dominent cette catégorie.

Leur mécanisme est bien établi : ils imitent une incrétine intestinale naturelle, ralentissent la vidange gastrique, augmentent la sensation de satiété et agissent sur les centres de l'appétit hypothalamiques. Résultat, l'apport calorique spontané chute fortement. Dans les essais cliniques STEP, le sémaglutide a entraîné une perte de poids moyenne de 15 à 17 % du poids corporel ; le tirzépatide a atteint 20 à 22 % dans les essais SURMOUNT. Vous trouverez davantage de détails mécanistiques dans notre guide du GLP-1.

Pour la sèche, l'attrait est évident : atteindre et maintenir un déficit calorique devient nettement plus facile. Toutefois, il existe une limite majeure et documentée : une partie substantielle du poids perdu sous GLP-1 provient de la masse maigre. Les analyses de composition corporelle des essais STEP montrent qu'environ 25 à 40 % de la perte de poids totale peut être de la masse non grasse en l'absence d'un entraînement en résistance et d'un apport protéique élevé. Pour un pratiquant de musculation en sèche, c'est précisément le scénario à éviter.

En pratique, cela signifie que le GLP-1 n'est pas un outil de sèche « autonome ». Il peut aider à contrôler la faim pendant un déficit, mais uniquement s'il est strictement encadré par de la musculation intensive et un apport protéique majoré pour orienter la perte vers le tissu adipeux. Les effets indésirables (nausées, ralentissement du transit, perte d'appétit parfois excessive rendant l'atteinte des besoins protéiques difficile) doivent aussi être anticipés.

Le sémaglutide est un médicament sur ordonnance approuvé pour le diabète de type 2 et l'obésité. Son usage à des fins esthétiques ou de « sèche » hors indication doit impérativement être discuté avec un médecin.

L'AOD-9604 favorise-t-il réellement la lipolyse ?

L'AOD-9604 (Advanced Obesity Drug 9604) est un fragment synthétique correspondant à la région C-terminale de l'hormone de croissance humaine (résidus 176-191). Il a été conçu spécifiquement pour reproduire l'effet lipolytique de la GH — c'est-à-dire la mobilisation des graisses — sans ses effets sur la croissance tissulaire ou la glycémie.

Sur le plan préclinique, les données sont intéressantes : chez le rongeur, l'AOD-9604 a stimulé la lipolyse (dégradation des triglycérides) et inhibé la lipogenèse (stockage des graisses) sans augmenter le taux d'IGF-1 ni provoquer de résistance à l'insuline. Ce profil « ciblé graisse » explique l'engouement dont il fait l'objet dans les milieux du fitness.

Cependant, il est essentiel d'être honnête sur le décalage entre l'espoir et la preuve clinique. Lorsque l'AOD-9604 a été testé chez l'humain dans des essais contrôlés (notamment un essai de phase 2 sur 12 semaines chez des sujets obèses), il n'a pas produit de perte de poids significativement supérieure au placebo. Sa promesse préclinique ne s'est donc pas traduite en résultats humains convaincants pour l'amaigrissement.

Le fabricant s'est ensuite réorienté vers des applications articulaires et cartilagineuses. Aujourd'hui, l'AOD-9604 reste classé comme peptide à usage recherche uniquement et n'est approuvé comme médicament amaigrissant dans aucune juridiction majeure. Pour un objectif de sèche, il ne faut donc pas le considérer comme une solution éprouvée mais comme une molécule expérimentale au bénéfice non démontré chez l'homme.

Si vous envisagez malgré tout de vous documenter sur les combinaisons de molécules, notre article sur le stacking de peptides explique pourquoi l'association de composés non validés multiplie les inconnues plutôt que les bénéfices.

CJC-1295 et Ipamorelin préservent-ils la masse musculaire ?

Le duo CJC-1295 / Ipamorelin figure parmi les associations les plus discutées pour la sèche, précisément parce que l'objectif recherché est le maintien de l'hormone de croissance (GH) pendant un déficit calorique. L'idée sous-jacente : la GH favorise la lipolyse et pourrait contribuer à préserver la masse maigre lorsque l'apport énergétique est réduit.

Le CJC-1295 est un analogue de la GHRH (hormone de libération de l'hormone de croissance). Il stimule l'hypophyse pour qu'elle produise davantage de GH de manière prolongée. L'Ipamorelin, lui, est un sécrétagogue de la GH agissant sur les récepteurs de la ghréline (GHS-R), avec la particularité d'être relativement sélectif — il stimule peu la libération de cortisol ou de prolactine comparé à d'autres sécrétagogues. Les deux agissent donc par des voies complémentaires : l'un ouvre le robinet, l'autre amplifie la pulse. Notre guide du CJC-1295 détaille cette pharmacologie.

Sur le plan théorique, soutenir un profil de GH plus élevé pendant la sèche est séduisant : la GH est une hormone anti-catabolique qui favorise l'oxydation des graisses et épargne les protéines. C'est pourquoi ce stack est souvent présenté comme un moyen de « sécher sans fondre le muscle ». Le timing habituellement décrit consiste à administrer ces peptides à jeun, au coucher, pour respecter la pulse nocturne physiologique de GH et éviter l'interférence de l'insuline postprandiale.

Il faut néanmoins rester mesuré. Les preuves cliniques directes démontrant que ce stack améliore la composition corporelle ou préserve le muscle en sèche chez des sujets sains et entraînés sont limitées, voire absentes dans des essais contrôlés de grande ampleur. L'essentiel des données repose sur la pharmacologie de la stimulation GH et sur des extrapolations, pas sur des essais dédiés à la sèche. Le CJC-1295 et l'Ipamorelin sont par ailleurs des peptides à usage recherche uniquement, non approuvés pour l'usage humain et interdits en compétition sportive (catégorie S2 de l'AMA).

Le Tésamoréline cible-t-il spécifiquement la graisse viscérale ?

Le Tésamoréline se distingue nettement des autres molécules de cette liste car c'est un peptide approuvé par la FDA — mais pour une indication très précise : la réduction de l'excès de graisse viscérale abdominale (lipodystrophie) chez les patients vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral. Il s'agit d'un analogue stabilisé de la GHRH, chimiquement proche dans son intention du CJC-1295 mais mieux documenté cliniquement.

La graisse viscérale — celle qui entoure les organes internes, à distinguer de la graisse sous-cutanée pincée à la main — est métaboliquement dangereuse et notoirement difficile à mobiliser. Or les essais cliniques du Tésamoréline ont montré une réduction significative et sélective du tissu adipeux viscéral, de l'ordre de 15 à 18 % en 26 semaines, avec une élévation dose-dépendante de l'IGF-1 reflétant l'augmentation de la GH endogène.

Cette spécificité viscérale explique l'intérêt qu'il suscite pour la « sèche du ventre ». Toutefois, plusieurs nuances s'imposent. D'abord, l'effet est réversible : à l'arrêt, la graisse viscérale tend à revenir. Ensuite, les données concernent une population spécifique (patients VIH) et non des athlètes en sèche esthétique — l'extrapolation à un pratiquant de musculation sain n'est pas validée. Enfin, l'élévation de l'IGF-1 impose une surveillance, notamment en cas d'antécédent de cancer ou de rétinopathie.

Le Tésamoréline illustre bien la frontière entre un médicament indiqué et un détournement esthétique. Hors de son indication VIH, son usage relève de l'expérimentation et échappe au cadre d'approbation. Comme pour tous les sécrétagogues de GH, il est interdit dans le sport de compétition et nécessite l'avis d'un professionnel de santé avant toute considération.

Quels protocoles spécifiques pendant une phase de sèche ?

Avant tout, un rappel non négociable : les protocoles décrits ci-dessous sont présentés à titre informatif et éducatif. Ils ne constituent pas une recommandation posologique et la plupart des molécules concernées sont réservées à la recherche. Toute utilisation doit être encadrée médicalement.

Les timings les plus fréquemment décrits dans la littérature grise et communautaire s'organisent autour de la physiologie hormonale. Les sécrétagogues de GH (CJC-1295, Ipamorelin, Tésamoréline) sont généralement associés à une administration à jeun, à distance des repas contenant des glucides et des lipides, car l'insuline et les acides gras circulants atténuent la réponse de la GH. Le tableau ci-dessous synthétise les schémas couramment évoqués — sans valeur prescriptive.

PeptideObjectif viséTiming décritStatut réglementaire
Sémaglutide (GLP-1)Réduction de l'appétit / déficit1 fois/semaine, jour fixeApprouvé (obésité/DT2)
CJC-1295 / IpamorelinMaintien de la GH nocturneAu coucher, à jeunRecherche uniquement
TésamorélineGraisse viscéraleLe soir, à jeunApprouvé (lipodystrophie VIH)
AOD-9604Lipolyse (non prouvée chez l'humain)Matin à jeun / pré-cardioRecherche uniquement

Un principe transversal ressort de ces schémas : le respect de la fenêtre à jeun pour les molécules liées à la GH, et la régularité pour les GLP-1. Beaucoup d'utilisateurs structurent également des « cycles » (par exemple 8 à 12 semaines) plutôt qu'un usage continu, afin de limiter la désensibilisation des récepteurs et de surveiller la tolérance.

Il est crucial de comprendre que le protocole n'est jamais le facteur limitant principal de la sèche. Le déterminant numéro un reste la balance énergétique et l'apport protéique. Un protocole peptidique sophistiqué greffé sur une alimentation mal maîtrisée ne produira pas de résultats. Pour calculer précisément vos reconstitutions et suivre un cycle, des outils comme le Peptide Lab peuvent aider à éviter les erreurs de dosage.

Comment articuler peptides, entraînement et nutrition ?

Aucun peptide ne compense une mauvaise structure d'entraînement ou une nutrition défaillante. En réalité, l'entraînement en résistance est le signal biologique le plus puissant pour dire au corps de conserver ses fibres musculaires pendant un déficit. C'est lui, et non la molécule, qui « décide » que le muscle est utile et doit être épargné.

Sur le plan de l'entraînement, la règle en sèche est de maintenir l'intensité et la charge (le tonnage lourd), plutôt que de basculer vers des séances « légères et longues » censées brûler des calories. Réduire brutalement les charges envoie au contraire le signal que le muscle est superflu. On conserve donc les mouvements poly-articulaires lourds, on ajuste éventuellement le volume à la baisse pour gérer la fatigue liée au déficit, et on réserve le cardio à un rôle d'appoint pour le déficit énergétique.

Sur le plan de la nutrition, trois leviers priment. D'abord les protéines : un apport élevé (souvent 1,8 à 2,4 g/kg) est le facteur le plus corrélé au maintien de la masse maigre en déficit — un point d'autant plus critique sous GLP-1, où la baisse d'appétit peut compromettre l'atteinte de ces quantités. Ensuite le déficit modéré : couper trop fort accélère la fonte musculaire. Enfin le timing : répartir les protéines sur 3 à 5 prises et concentrer une partie des glucides autour de l'entraînement soutient la performance et la récupération.

L'articulation avec les peptides se fait alors par couches complémentaires et non par substitution. Par exemple, le timing « à jeun au coucher » des sécrétagogues de GH s'aligne sur un dîner protéiné pris plus tôt ; la baisse d'appétit du GLP-1 impose au contraire une planification des repas riches en protéines pour ne pas creuser un déficit protéique. Cette logique de synergie et de timing est développée dans notre article sur le stacking de peptides.

En somme, la hiérarchie est claire : déficit et protéines > entraînement en résistance > sommeil et récupération > peptides éventuels. Inverser cet ordre est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.

Comment éviter le catabolisme musculaire en sèche ?

Le catabolisme musculaire désigne la dégradation des protéines musculaires pour fournir de l'énergie ou des acides aminés. En phase de sèche, c'est l'ennemi principal : chaque gramme de muscle perdu abaisse le métabolisme et dégrade l'aspect « sec et dense » recherché. La prévention du catabolisme repose bien plus sur des fondamentaux que sur des molécules.

Le premier rempart est le déficit calorique raisonnable. Un déficit de 15 à 25 % sous la maintenance est généralement mieux toléré qu'un déficit agressif de 40 % ou plus. Plus la restriction est brutale, plus le corps sacrifie de tissu maigre et abaisse les hormones thyroïdiennes et la leptine, aggravant la perte musculaire et la stagnation.

Le deuxième rempart est l'apport protéique élevé et régulier, qui fournit les acides aminés nécessaires à la synthèse protéique et exerce un effet d'épargne musculaire. La leucine, en particulier, agit comme un déclencheur de la voie mTOR de synthèse. Le troisième rempart est l'entraînement lourd, qui maintient la « demande » en muscle. Le quatrième, souvent négligé, est le sommeil : la privation de sommeil augmente le cortisol, hormone catabolique, et réduit la sécrétion nocturne de GH — ce qui, ironiquement, va à l'encontre de l'effet même recherché avec des sécrétagogues de GH.

C'est dans ce cadre que l'intérêt théorique des peptides liés à la GH prend son sens : la GH étant anti-catabolique et lipolytique, soutenir sa sécrétion physiologique pourrait, en principe, aider à orienter le déficit vers la graisse. Mais il s'agit d'un appoint hypothétique, non d'un substitut. Les preuves cliniques d'un maintien musculaire supérieur grâce à ces peptides chez des sujets sains en sèche restent insuffisantes.

La conclusion pratique est donc rassurante et exigeante à la fois : vous disposez déjà des outils les plus efficaces contre le catabolisme — déficit modéré, protéines, charges lourdes, sommeil — sans avoir recours à des molécules non approuvées. Les peptides ne viennent, au mieux, qu'en complément marginal d'un cadre déjà solide.

Quels sont les risques, les effets indésirables et le cadre légal ?

Aborder les peptides sans parler franchement des risques serait malhonnête. Plusieurs niveaux de préoccupation coexistent, et ils diffèrent fortement selon la molécule considérée.

Sur le plan des effets indésirables, les agonistes du GLP-1 sont les mieux documentés : nausées, vomissements, diarrhée ou constipation, et plus rarement pancréatite ou problèmes vésiculaires. La perte de masse maigre déjà évoquée est aussi un « effet indésirable » du point de vue de la sèche. Les sécrétagogues de GH (CJC-1295, Ipamorelin, Tésamoréline) peuvent entraîner rétention d'eau, engourdissements, douleurs articulaires, et une élévation de l'IGF-1 dont les conséquences à long terme (potentiel prolifératif) justifient la prudence, notamment en cas d'antécédent oncologique.

Un risque majeur et souvent sous-estimé tient à la qualité et à la source des produits. La grande majorité de ces peptides circulent sous l'étiquette « usage recherche uniquement », en dehors de tout contrôle pharmaceutique. La FDA a émis des avertissements à l'encontre de vendeurs de peptides non approuvés. Contamination, dosage inexact, mauvaise identité du composé, endotoxines : ces problèmes de qualité représentent un danger réel, indépendant de la pharmacologie théorique de la molécule.

Sur le plan légal et sportif, le statut varie selon les juridictions. Beaucoup de ces peptides ne sont ni approuvés ni autorisés pour l'usage humain hors indication médicale précise. En compétition, l'Agence Mondiale Antidopage classe les hormones peptidiques et facteurs de croissance dans sa catégorie S2 : leur usage constitue une violation des règles antidopage, en et hors compétition. Un athlète soumis à contrôle s'expose à une suspension.

La position responsable est donc claire. Ces molécules ne sont pas des compléments alimentaires anodins ; ce sont des composés biologiquement actifs dont plusieurs sont des médicaments ou des produits expérimentaux. Consultez systématiquement un professionnel de santé avant d'envisager quoi que ce soit, et référez-vous à notre avertissement médical pour le cadre complet.

Cet article a une vocation strictement éducative. Il ne constitue pas un avis médical, ne recommande aucun protocole et n'encourage pas l'usage de substances non approuvées.

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Questions fréquentes

Quel est le meilleur peptide pour la sèche ?
Il n'existe pas de « meilleur peptide » universel pour la sèche. Les agonistes du GLP-1 comme le sémaglutide sont les plus efficaces pour créer un déficit calorique via la réduction de l'appétit, mais ils font perdre du muscle si l'entraînement et les protéines sont insuffisants. Le Tésamoréline est le mieux documenté pour la graisse viscérale, mais uniquement chez les patients VIH. Aucun ne remplace un déficit modéré, un apport protéique élevé et de la musculation. Consultez un professionnel de santé avant tout usage.
Les peptides de sèche font-ils perdre du muscle ?
Cela dépend du peptide et surtout du cadre. Les agonistes du GLP-1 peuvent entraîner une perte notable de masse maigre (25 à 40 % de la perte totale) en l'absence de musculation et d'un apport protéique élevé. Les sécrétagogues de GH visent au contraire à préserver le muscle, mais les preuves cliniques directes restent limitées. Le facteur décisif est toujours l'entraînement en résistance couplé à des protéines suffisantes, pas la molécule.
L'AOD-9604 fait-il vraiment maigrir ?
Les données précliniques chez le rongeur sont prometteuses pour la lipolyse, mais les essais cliniques chez l'humain n'ont pas montré de perte de poids significativement supérieure au placebo. L'AOD-9604 reste un peptide à usage recherche uniquement, non approuvé comme amaigrissant. Son bénéfice pour la sèche chez l'homme n'est donc pas démontré.
Peut-on associer le GLP-1 et le CJC-1295/Ipamorelin pendant une sèche ?
Certains utilisateurs décrivent ce type d'association pour combiner réduction de l'appétit (GLP-1) et soutien de la GH (CJC-1295/Ipamorelin). Cependant, cumuler plusieurs molécules non approuvées multiplie les inconnues, les effets indésirables potentiels et les risques de qualité. Aucune donnée clinique solide ne valide cette combinaison pour la sèche. Un avis médical est indispensable avant d'envisager tout stack.
Quand faut-il administrer les peptides de type GH pendant une sèche ?
Les sécrétagogues de GH (CJC-1295, Ipamorelin, Tésamoréline) sont généralement décrits comme utilisés à jeun, souvent au coucher, car l'insuline et les acides gras circulants issus des repas atténuent la réponse de l'hormone de croissance. Ce timing vise à respecter la pulse nocturne physiologique. Il s'agit d'une pratique décrite, non d'une recommandation posologique validée.
Le Tésamoréline est-il efficace contre la graisse du ventre ?
Le Tésamoréline est approuvé et cliniquement démontré pour réduire spécifiquement la graisse viscérale abdominale chez les patients vivant avec le VIH (réduction de 15 à 18 % en 26 semaines). L'effet est cependant réversible à l'arrêt et n'a pas été validé chez des athlètes sains en sèche esthétique. Son usage hors indication relève de l'expérimentation et nécessite un encadrement médical.
Ces peptides sont-ils légaux et autorisés en compétition ?
Le statut légal varie selon les pays : la plupart de ces peptides sont classés « usage recherche uniquement » et non approuvés pour l'usage humain hors indication médicale. En compétition, l'Agence Mondiale Antidopage classe les hormones peptidiques et facteurs de croissance dans la catégorie S2 : leur usage est interdit et constitue une violation des règles antidopage, entraînant des sanctions.
Combien de temps dure une phase de sèche avec des peptides ?
La durée d'une sèche dépend du niveau de gras de départ et non des peptides. Une sèche saine progresse d'environ 0,5 à 1 % du poids corporel par semaine, soit souvent 8 à 16 semaines. Les peptides ne raccourcissent pas fondamentalement ce processus ; ils sont parfois utilisés en cycles (8 à 12 semaines) pour limiter la désensibilisation, mais le déterminant reste la balance énergétique.
Peut-on faire une sèche efficace sans aucun peptide ?
Absolument, et c'est même la norme. Une sèche réussie repose sur un déficit calorique modéré, un apport protéique élevé (1,8 à 2,4 g/kg), un entraînement en résistance lourd et un sommeil de qualité. Ces quatre leviers sont de loin les plus efficaces contre le catabolisme et suffisent à obtenir une excellente composition corporelle sans molécules non approuvées.
Les peptides de sèche ont-ils des effets secondaires ?
Oui. Les agonistes du GLP-1 provoquent fréquemment nausées, troubles digestifs et, plus rarement, pancréatite ou problèmes vésiculaires. Les sécrétagogues de GH peuvent causer rétention d'eau, douleurs articulaires, engourdissements et élévation de l'IGF-1. À cela s'ajoutent les risques liés à la qualité des produits « recherche » (dosage inexact, contamination). Aucun peptide n'est « sans effet secondaire » ; un avis médical est nécessaire.

Sources

  1. Wilding JPH et al. (2021). Once-Weekly Semaglutide in Adults with Overweight or Obesity (STEP 1). New England Journal of Medicine.
  2. Jastreboff AM et al. (2022). Tirzepatide Once Weekly for the Treatment of Obesity (SURMOUNT-1). New England Journal of Medicine.
  3. Falutz J et al. (2007). Metabolic effects of a growth hormone-releasing factor (tesamorelin) in HIV-associated abdominal fat accumulation. New England Journal of Medicine.
  4. Heffernan MA et al. (2001). The effects of human GH and its lipolytic fragment (AOD9604) on lipid metabolism. Endocrinology.
  5. Teichman SL et al. (2006). Prolonged stimulation of growth hormone (GH) and insulin-like growth factor I secretion by CJC-1295, a long-acting analog of GH-releasing hormone. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
  6. Raun K et al. (1998). Ipamorelin, the first selective growth hormone secretagogue. European Journal of Endocrinology.
  7. Helms ER et al. (2014). Evidence-based recommendations for natural bodybuilding contest preparation: nutrition and supplementation. Journal of the International Society of Sports Nutrition.

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