Qu'est-ce que le cagrilintide ?
Le cagrilintide (codes de développement AM833 et NNC0174-0833) est un analogue synthétique de l'amyline humaine, conçu par Novo Nordisk pour la prise en charge du poids. L'amyline est une hormone de 37 acides aminés co-sécrétée avec l'insuline par les cellules bêta du pancréas après un repas. Elle participe à la régulation de la satiété et au contrôle de l'arrivée des nutriments dans l'intestin. Le cagrilintide reprend cette architecture et la modifie pour obtenir une molécule stable et durable dans l'organisme.
L'amyline humaine native pose deux problèmes pharmaceutiques majeurs : elle s'agrège spontanément en fibrilles amyloïdes et elle est éliminée très rapidement. Les travaux de développement publiés dans le Journal of Medicinal Chemistry décrivent le travail de relation structure-activité qui a conduit au choix du cagrilintide : substitutions d'acides aminés destinées à limiter la fibrillation, et acylation par une chaîne d'acide gras diacide reliée au squelette peptidique par un espaceur γ-glutamate. Cette chaîne lipidique permet une liaison réversible à l'albumine plasmatique, qui sert de réservoir circulant.
Sur le plan pharmacologique, le cagrilintide n'est pas un agoniste étroitement sélectif. Des travaux structuraux publiés en 2025 dans Nature Communications ont déterminé les structures du cagrilintide lié aux trois récepteurs de l'amyline (AMY1R, AMY2R, AMY3R) ainsi qu'au récepteur de la calcitonine, et décrivent un mode de liaison de type amyline associé à une dynamique conformationnelle particulière au sein de cette famille de récepteurs. On parle donc d'un agoniste des récepteurs de l'amyline et de la calcitonine, ce que la littérature abrège parfois en agoniste AMYR/CTR.
Le cagrilintide n'est pas le premier analogue d'amyline étudié chez l'humain : un analogue plus ancien, le pramlintide, est utilisé depuis les années 2000 aux États-Unis dans le diabète, mais il impose des injections répétées au moment des repas. L'intérêt du cagrilintide tient précisément à sa durée d'action, qui déplace le schéma d'administration vers une injection hebdomadaire, et à son évaluation systématique en association avec un analogue du GLP-1.
Avertissement : cet article a une finalité éducative. Le cagrilintide n'est pas un produit approuvé pour l'usage humain en dehors d'un essai clinique. Aucune information de ce guide ne constitue un avis médical ni un protocole d'utilisation. Consultez un professionnel de santé pour toute question concernant votre situation.
En quoi l'amyline agit-elle autrement que le GLP-1 ?
La confusion est fréquente : parce que le cagrilintide est un peptide injectable hebdomadaire associé à une perte de poids, il est souvent rangé mentalement dans la même catégorie que le sémaglutide. Ce raccourci est inexact. Les deux molécules n'activent pas les mêmes récepteurs et ne sont pas issues de la même famille hormonale.
Le GLP-1 est une incrétine sécrétée par les cellules L de l'intestin. Son récepteur, le GLP-1R, appartient à la classe B des récepteurs couplés aux protéines G. Son activation stimule la sécrétion d'insuline de façon glucose-dépendante, freine la sécrétion de glucagon et agit sur des populations neuronales hypothalamiques et du tronc cérébral impliquées dans l'appétit. C'est la voie exploitée par le sémaglutide et, avec un ajout GIP, par le tirzépatide.
L'amyline emprunte un circuit différent. Ses récepteurs ne sont pas des récepteurs isolés : ils résultent de l'association du récepteur de la calcitonine avec des protéines modificatrices d'activité des récepteurs (RAMP1, RAMP2, RAMP3), ce qui donne les sous-types AMY1R, AMY2R et AMY3R. La signalisation de l'amyline passe notamment par l'area postrema, une région du tronc cérébral dépourvue de barrière hématoencéphalique complète, décrite dans la littérature comme un point d'entrée privilégié des signaux de satiété périphériques. Deux effets sont classiquement attribués à cette voie : une augmentation de la satiété et un ralentissement de la vidange gastrique, auxquels s'ajoute une modulation de la sécrétion postprandiale de glucagon.
Cette différence de voie est le fondement rationnel de l'association. Si deux molécules réduisent l'apport alimentaire par des circuits partiellement indépendants, l'hypothèse est qu'elles produisent un effet supérieur à chacune prise isolément, sans simplement empiler des effets redondants. C'est exactement ce que le programme clinique du cagrilintide a cherché à tester, d'abord en phase 1b puis en phase 2 et en phase 3.
Il faut cependant rester prudent sur l'interprétation. Un mécanisme distinct n'implique pas automatiquement une additivité complète des effets, ni une additivité favorable du profil de tolérance. Les deux voies convergent en partie sur des symptômes digestifs, et le ralentissement de la vidange gastrique est un effet partagé. La distinction est réelle au niveau des récepteurs, elle est plus floue au niveau des effets ressentis.
Pourquoi une injection hebdomadaire suffit-elle ?
La fréquence d'administration d'un peptide découle directement de sa pharmacocinétique. L'amyline native disparaît de la circulation en quelques minutes, ce qui explique pourquoi les analogues de première génération devaient être injectés plusieurs fois par jour. Le cagrilintide a été conçu pour contourner cette limite.
Le mécanisme est celui de l'acylation, déjà éprouvé pour d'autres peptides thérapeutiques : une chaîne d'acide gras greffée sur le squelette peptidique via un espaceur permet une liaison non covalente et réversible à l'albumine sérique. Le peptide lié à l'albumine échappe en grande partie à la filtration rénale et à la dégradation enzymatique rapide, puis se libère progressivement. Le résultat est une exposition étalée sur plusieurs jours plutôt que sur quelques heures.
Les données pharmacocinétiques issues de l'essai de phase 1b publié dans The Lancet décrivent une demi-vie de 159 à 195 heures pour le cagrilintide sur la gamme de doses testée, avec un temps médian d'atteinte de la concentration maximale de 24 à 72 heures et une pharmacocinétique proportionnelle à la dose. Une demi-vie d'environ sept à huit jours est cohérente avec une administration hebdomadaire : la concentration ne s'effondre pas entre deux injections, ce qui évite les alternances marquées d'effet.
Cette même propriété a une conséquence pratique souvent sous-estimée. Avec une demi-vie longue, l'état d'équilibre plasmatique n'est atteint qu'après plusieurs semaines, et tout changement d'exposition met du temps à se traduire cliniquement. C'est la raison pour laquelle les protocoles d'essai publiés prévoient systématiquement une phase d'escalade progressive sur plusieurs semaines : dans l'essai de phase 2 en monothérapie, la période d'escalade pouvait aller jusqu'à six semaines avant d'atteindre la dose cible. Une exposition élevée atteinte trop vite expose à une intolérance digestive sans apporter de bénéfice plus rapide.
Enfin, la longue demi-vie signifie qu'en cas d'effet indésirable, l'arrêt de l'injection ne produit pas une disparition immédiate de l'effet. Cette inertie pharmacologique est une donnée de sécurité à part entière, et elle est prise en compte dans la conduite des essais cliniques encadrés par un investigateur.
Que montrent les essais sur le cagrilintide seul ?
Le cagrilintide en monothérapie a été évalué dans un essai de phase 2 de recherche de dose, multicentrique, randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo et contre comparateur actif, publié dans The Lancet en 2021. L'essai a inclus 706 participants adultes en surpoids ou obésité, répartis entre cinq doses de cagrilintide administrées une fois par semaine (0,3 mg à 4,5 mg), un placebo hebdomadaire et le liraglutide 3,0 mg quotidien, le tout associé à une intervention sur le mode de vie. La durée de traitement était de 26 semaines, escalade comprise, suivie de 6 semaines de suivi sans traitement.
Les résultats principaux sont les suivants : à la semaine 26, la dose de cagrilintide 4,5 mg a entraîné une réduction de poids de 10,8 % (11,5 kg), contre 9,0 % (9,6 kg) sous liraglutide 3,0 mg, soit une différence estimée de 1,8 point de pourcentage en faveur du cagrilintide (p = 0,03). Sous placebo, la réduction était de 3,0 %. Autrement dit, un analogue d'amyline seul, injecté une fois par semaine, a produit une perte de poids au moins comparable à celle d'un analogue du GLP-1 quotidien de référence à l'époque de l'essai.
Ce signal a été confirmé à plus grande échelle et sur une durée plus longue dans l'essai de phase 3a REDEFINE 1, qui comportait un bras de cagrilintide 2,4 mg en monothérapie. Sur 68 semaines, la variation moyenne estimée du poids corporel dans ce bras a été de -11,5 %, à comparer à -14,9 % dans le bras sémaglutide 2,4 mg seul et à -3,0 % sous placebo.
La lecture honnête de ces deux essais est nuancée. Le cagrilintide seul produit un effet réel, reproductible et mesuré contre placebo dans des populations de plusieurs centaines à plusieurs milliers de participants. Mais à la dose de 2,4 mg testée en phase 3, il fait moins bien que le sémaglutide 2,4 mg sur le critère de poids. Le cagrilintide n'a jamais été positionné par son développeur comme un concurrent direct des analogues du GLP-1 en monothérapie : son programme de phase 3 le plus avancé porte sur l'association.
Rappel important : les doses mentionnées ici décrivent les protocoles d'essais cliniques publiés. Elles ne constituent ni une recommandation, ni un schéma transposable hors d'un cadre médical encadré.
Qu'est-ce que CagriSema change ?
CagriSema désigne l'association à dose fixe de cagrilintide et de sémaglutide, administrée en une seule injection hebdomadaire. C'est sur cette association que porte l'essentiel des données récentes et du programme de phase 3 REDEFINE.
Le premier signal est venu d'un essai de phase 1b à doses multiples croissantes publié dans The Lancet en 2021, mené chez 96 individus dans un centre unique aux États-Unis. À la semaine 20, les réductions moyennes de poids étaient de 15,7 % avec cagrilintide 1,2 mg et 17,1 % avec cagrilintide 2,4 mg, toutes deux associées au sémaglutide 2,4 mg, contre 9,8 % dans les cohortes placebo poolées, qui recevaient le sémaglutide seul. Il s'agissait d'un essai de tolérance et de pharmacocinétique sur un petit effectif, mais le contraste était suffisant pour justifier la poursuite du programme.
En phase 2, un essai de 32 semaines mené sur 17 sites aux États-Unis a randomisé 92 participants atteints de diabète de type 2 entre CagriSema, sémaglutide et cagrilintide, tous escaladés jusqu'à 2,4 mg. La variation moyenne d'HbA1c à la semaine 32 était supérieure sous CagriSema par rapport au cagrilintide seul, mais pas par rapport au sémaglutide seul. Cette nuance est régulièrement omise dans les résumés grand public : l'ajout d'amyline au sémaglutide n'a pas démontré, dans cet essai, un gain glycémique supplémentaire par rapport au sémaglutide.
Les deux essais pivots de phase 3a ont été publiés dans le New England Journal of Medicine en 2025. REDEFINE 1 a randomisé 3 417 participants en surpoids ou obésité sans diabète de type 2 : 2 108 sous cagrilintide-sémaglutide, 302 sous sémaglutide, 302 sous cagrilintide et 705 sous placebo. À 68 semaines, la variation moyenne estimée du poids était de -20,4 % sous l'association contre -3,0 % sous placebo, soit une différence estimée de -17,3 points de pourcentage. En tenant compte d'une adhésion complète au traitement, la réduction moyenne rapportée par le promoteur atteignait 22,7 %. REDEFINE 2 a porté sur 1 206 participants vivant avec un diabète de type 2 dans 12 pays : à 68 semaines, la variation était de -13,7 % contre -3,4 % sous placebo (différence estimée -10,4 points, IC 95 % -11,2 à -9,5 ; p < 0,001), et 73,5 % des participants sous association atteignaient une HbA1c inférieure ou égale à 6,5 %, contre 15,9 % sous placebo.
Ce que CagriSema change, en une phrase : l'association déplace nettement l'ampleur de la perte de poids par rapport au sémaglutide seul dans la population sans diabète, tout en confirmant l'écart classique entre populations diabétiques et non diabétiques, la perte de poids étant systématiquement moindre en présence d'un diabète de type 2.
Quels effets indésirables sont rapportés ?
Le profil de tolérance du cagrilintide, seul ou associé, est dominé par les troubles gastro-intestinaux. Ce constat est constant d'un essai à l'autre et il découle logiquement du mécanisme : ralentir la vidange gastrique et renforcer les signaux de satiété produit des nausées, des vomissements, de la constipation et des diarrhées.
Dans l'essai de phase 2 en monothérapie, les événements indésirables les plus fréquents étaient les troubles digestifs et les réactions au site d'injection. Les événements digestifs ont concerné 41 % à 63 % des participants sous cagrilintide 0,3 à 4,5 mg contre 32 % sous placebo, principalement des nausées (20 % à 47 % contre 18 %). La fréquence augmentait donc avec la dose, sans que le placebo soit exempt de ces symptômes.
Dans REDEFINE 1, les événements indésirables gastro-intestinaux ont touché 79,6 % des participants sous cagrilintide-sémaglutide contre 39,9 % sous placebo. Ils sont décrits comme majoritairement transitoires et d'intensité légère à modérée. Les arrêts de traitement pour événement indésirable ont été rapportés à 5,9 % sous association contre 3,5 % sous placebo. Ce chiffre mérite d'être lu dans les deux sens : une majorité écrasante de participants a présenté des symptômes digestifs, mais la grande majorité a néanmoins poursuivi le traitement pendant 68 semaines.
Plusieurs éléments restent hors du champ de ce qui a été démontré. La durée maximale d'exposition dans les essais publiés est de 68 semaines pour REDEFINE 1 et REDEFINE 2, et de 84 semaines dans l'essai comparatif ouvert. Au-delà, les données manquent. Les questions habituellement posées pour cette classe de molécules, notamment les événements biliaires, la pancréatite, l'évolution de la masse maigre ou les effets sur des populations non incluses, ne sont pas résolues par ces essais et relèvent d'une surveillance pharmacologique de long terme qui n'a pas encore eu lieu.
Disclaimer : aucune molécule n'est dépourvue d'effets indésirables. Les chiffres ci-dessus proviennent d'essais menés sous supervision médicale, avec sélection des participants, escalade encadrée et suivi rapproché. Ils ne décrivent pas ce qui se passerait dans un usage non encadré, et ne doivent pas être lus comme une garantie de sécurité.
Comment se situe-t-il face au sémaglutide et au tirzépatide ?
La comparaison qui suit est strictement factuelle et descriptive. Elle ne constitue pas une recommandation, ni un classement thérapeutique, et les chiffres cités proviennent d'essais dont les populations, les durées et les critères d'analyse diffèrent, ce qui interdit toute comparaison croisée rigoureuse en dehors des essais menés en tête-à-tête.
| Molécule | Cible pharmacologique | Administration | Statut réglementaire |
|---|---|---|---|
| Cagrilintide | Récepteurs de l'amyline et récepteur de la calcitonine | Hebdomadaire, sous-cutanée | Non approuvé, en développement |
| Sémaglutide | Récepteur du GLP-1 | Hebdomadaire, sous-cutanée (forme orale existante) | Approuvé |
| Tirzépatide | Récepteurs du GIP et du GLP-1 | Hebdomadaire, sous-cutanée | Approuvé |
| CagriSema | Amyline/calcitonine + GLP-1 | Hebdomadaire, sous-cutanée | Non approuvé, dossier réglementaire déposé |
Un seul essai a comparé directement CagriSema à une molécule approuvée. L'essai ouvert REDEFINE 4 a randomisé 809 personnes vivant avec une obésité et au moins une comorbidité, avec un poids corporel moyen initial de 114,2 kg, entre CagriSema 2,4 mg / 2,4 mg et tirzépatide 15 mg, sur 84 semaines. Selon l'estimand d'efficacité, la perte de poids a été de 23,0 % sous CagriSema contre 25,5 % sous tirzépatide ; selon l'estimand de régime de traitement, de 20,2 % contre 23,6 %. L'essai n'a pas atteint son critère principal de non-infériorité de CagriSema par rapport au tirzépatide.
Ce résultat est important à retenir pour une raison méthodologique : les comparaisons indirectes, du type « 20,4 % contre placebo ici, 22 % contre placebo là », donnent régulièrement des conclusions démenties par les essais en tête-à-tête. REDEFINE 4 en est une illustration directe. Pour une comparaison détaillée des deux molécules approuvées, notre article dédié sémaglutide contre tirzépatide détaille les essais STEP et SURMOUNT.
Sur le plan des mécanismes, le paysage se diversifie : au-delà de l'agonisme simple du GLP-1 et du double agonisme GIP/GLP-1, d'autres approches combinatoires sont à l'étude, dont les triples agonistes décrits dans notre guide du rétatrutide. Le cagrilintide occupe dans ce paysage une position à part : il est le seul candidat avancé reposant sur la voie de l'amyline, et son intérêt clinique se joue essentiellement en combinaison.
Quel est son statut réglementaire en 2026 ?
La situation réglementaire est claire et mérite d'être énoncée sans ambiguïté : ni le cagrilintide seul, ni CagriSema ne sont approuvés par la Food and Drug Administration américaine ou par l'Agence européenne des médicaments à la date de rédaction de ce guide. Le cagrilintide n'est disponible légalement pour l'humain que dans le cadre d'essais cliniques enregistrés, encadrés par un protocole, un comité d'éthique et un investigateur.
Novo Nordisk a déposé un dossier auprès de la FDA pour CagriSema dans l'indication de la prise en charge du poids, sur la base des essais pivots REDEFINE 1 et REDEFINE 2. Une décision réglementaire est attendue au cours de l'année 2026. Un dépôt ne préjuge pas de l'issue : une autorisation peut être accordée, refusée, restreinte à une sous-population, ou assortie de demandes de données complémentaires. Tant qu'une décision n'est pas publiée, aucune affirmation sur la disponibilité future n'est vérifiable.
Il n'existe par ailleurs aucune forme dite « de recherche » validée du cagrilintide. Les flacons proposés hors circuit pharmaceutique ne font l'objet d'aucun contrôle réglementaire de l'identité, de la pureté, de la teneur réelle, de la stérilité ou de la stabilité. L'absence de pharmacopée applicable signifie qu'aucun certificat d'analyse fourni par un vendeur ne peut être opposé à une autorité. Un peptide acylé et sujet à agrégation comme les analogues d'amyline est particulièrement sensible aux conditions de fabrication et de conservation, ce qui rend cette incertitude analytique difficile à négliger.
Le statut légal de la détention et de l'importation de substances non approuvées varie fortement selon les juridictions, y compris au sein de l'Union européenne. Nous ne référençons aucun produit cagrilintide et ne proposons aucun lien d'achat pour cette molécule, précisément parce qu'aucune source conforme n'existe pour un usage humain.
Disclaimer médical : ce contenu est fourni à titre éducatif uniquement. Il ne remplace pas une consultation médicale. Si vous envisagez une prise en charge du surpoids ou de l'obésité, adressez-vous à un médecin, qui pourra vous orienter vers les options approuvées et évaluées dans votre pays.
Que reste-t-il inconnu ?
Malgré un programme clinique de grande ampleur, plusieurs questions majeures restent ouvertes sur le cagrilintide. Les nommer n'est pas une critique du programme : c'est la description normale de l'état des connaissances d'une molécule en développement.
La durabilité au-delà de l'horizon des essais. Les données publiées les plus longues couvrent 68 semaines pour REDEFINE 1 et REDEFINE 2, et 84 semaines pour l'essai comparatif ouvert. L'obésité étant une condition chronique, la question du maintien de l'effet sur plusieurs années, et celle de la reprise pondérale après arrêt, ne sont pas tranchées par ces essais.
Les bénéfices cliniques au-delà du poids et de l'HbA1c. REDEFINE 1 rapporte une supériorité sur des critères secondaires confirmatoires tels que la pression artérielle systolique et le tour de taille. Ce sont des marqueurs intermédiaires. Aucun essai de morbimortalité cardiovasculaire dédié n'a été publié pour le cagrilintide ou pour l'association, et un effet favorable sur le poids ne permet pas de présumer un bénéfice sur les événements cliniques.
La composition corporelle. La part respective de la masse grasse et de la masse maigre dans la perte de poids observée, et l'éventuelle spécificité de l'agonisme amyline sur ce point, ne font pas l'objet de données publiées suffisantes pour conclure.
La contribution propre de l'amyline dans l'association. L'essai de phase 2 chez des personnes diabétiques n'a pas montré de gain glycémique de CagriSema par rapport au sémaglutide seul, alors que REDEFINE 1 montre un écart pondéral net entre association et sémaglutide seul. Comprendre pourquoi l'apport de l'amyline diffère selon le critère et la population reste un objet de recherche actif.
Les populations non étudiées. Grossesse et allaitement, adolescents, insuffisance rénale ou hépatique avancée, personnes âgées fragiles, antécédents de troubles du comportement alimentaire : ces situations sont exclues ou sous-représentées dans les essais publiés. Enfin, d'autres analogues d'amyline sont entrés en développement clinique, et la question de savoir lequel offre le meilleur rapport efficacité/tolérance n'a reçu aucune réponse comparative publiée.
Comment suit-on un flacon dans la durée ?
Cette section ne décrit aucun schéma d'administration et ne fournit aucune quantité. Elle traite uniquement d'une question de méthode documentaire : comment garder une trace exacte, dans le temps, d'un flacon reconstitué, quelle que soit la substance concernée et quel que soit le cadre, y compris en laboratoire.
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Disclaimer : cette section ne constitue ni un protocole, ni une incitation à utiliser une substance non approuvée. Le cagrilintide n'est pas autorisé pour l'usage humain hors essai clinique. Toute manipulation de produits injectables relève d'un encadrement professionnel, et toute décision de santé doit être prise avec un professionnel de santé qualifié.
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Questions fréquentes sur le cagrilintide
Le cagrilintide est-il un analogue du GLP-1 ?
Quelle perte de poids a été mesurée avec le cagrilintide seul ?
Qu'est-ce que CagriSema exactement ?
Pourquoi une seule injection par semaine suffit-elle ?
Quels sont les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ?
CagriSema est-il plus efficace que le tirzépatide ?
Le cagrilintide est-il approuvé ou disponible légalement ?
Comment suivre un flacon reconstitué dans le temps ?
Sources scientifiques
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- Enebo LB, Berthelsen KK, Kankam M, et al. (2021). Safety, tolerability, pharmacokinetics, and pharmacodynamics of concomitant administration of multiple doses of cagrilintide with semaglutide 2.4 mg for weight management: a randomised, controlled, phase 1b trial. The Lancet.
- Frias JP, Deenadayalan S, Erichsen L, et al. (2023). Efficacy and safety of co-administered once-weekly cagrilintide 2.4 mg with once-weekly semaglutide 2.4 mg in type 2 diabetes: a multicentre, randomised, double-blind, active-controlled, phase 2 trial. The Lancet.
- Garvey WT, Blüher M, Osorto Contreras CK, et al. (REDEFINE 1 Study Group) (2025). Coadministered Cagrilintide and Semaglutide in Adults with Overweight or Obesity. New England Journal of Medicine.
- Davies MJ, Bajaj HS, Broholm C, et al. (REDEFINE 2 Study Group) (2025). Cagrilintide-Semaglutide in Adults with Overweight or Obesity and Type 2 Diabetes. New England Journal of Medicine.
- Kruse T, Hansen JL, Dahl K, et al. (2021). Development of Cagrilintide, a Long-Acting Amylin Analogue. Journal of Medicinal Chemistry.
- Cao J, Belousoff MJ, Johnson RM, et al. (2025). Structural and dynamic features of cagrilintide binding to calcitonin and amylin receptors. Nature Communications.
- Novo Nordisk A/S (2026). CagriSema demonstrated 23% weight loss in an open-label head-to-head REDEFINE 4 trial in people with obesity, the primary endpoint was not achieved (company announcement). Novo Nordisk company announcement.